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Mc Solaar : Caroline (1990)

Quand j'étais gamin, j'écoutais déjà ce morceau. C'etait les années 90, ou tout semblait différent, les mots qui restent les même semblent s'être transformés et avoir prit un nouveau sens, tout se renverse. Pourtant c'est bête, ce n'est qu'une vieille chanson, un tic tac dans la tête un peu maladroit.Pourtant, pourtant...
Parfois, les autres parlent à notre place sans vraiment connaitre ce pouvoir là d'eux-même. Et puis ils disent des choses qu'on ne comprends que longtemps après... enfin, que l'on interprète à vrai dire. Alors on réinvente quelque chose, ce n'est qu'un sentiment mais c'est déjà beaucoup. Et c'est peut être bien là quelque chose de visionnaire. Après tout, pourquoi pas ? Je veux réinventer les histoires que j'entends, reconstruire ces romans, ces nouvelles, ces bribes de rien du tout. Comme tous, je suis dans mon monde, et je me nourris des autres, de leurs voies, de leurs sons, de leurs mots. Et mon Dieu ! Comme c'est con, mais c'est tellement plus facile de s'exprimer avec les mots des autres, on se sent un peu plus en retrait, en sorte d'ombre. Je ne peux pas être au devant, les lumières me brûlent.


J'étais cool, assis sur un banc.
C'était au printemps.
Il cueille une marguerite : ce sont deux amants.
Overdose de douceur.
Ils jouent comme des enfants.
Je t'aime un peu beaucoup à la folie passionnément.
Mais à la suite d'une douloureuse déception sentimentale,
D'humeur chaleureuse, je devenais brutal.
La haine d'un être n'est pas dans nos prérogatives.
Tchernobyl.
Tcherno-débile.
Jalousie radioactive.
Caroline était une amie, une superbe fille.
Je repense à elle, à nous, à nos cornets vanille,
A sa boulimie de fraises, de framboises, de myrtilles,
A ses délires futiles, à son style pacotille.
Je suis l'as de trèfle qui pique ton c½ur...
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
Caroline...

Comme le trèfle à quatre feuilles, je cherche votre bonheur.
Je suis l'homme qui tombe à pic... pour prendre ton c½ur.
Il faut se tenir à carreaux.
Caro, ce message vient du c½ur.

Une pyramide de baisers, une tempête d'amitié,
Une vague de caresses,
Un cyclone de douceur.
Un océan de pensées.
Caroline, je t'ai offert un building de tendresse.
J'ai une peur bleue.
J'suis poursuivi par l'armée rouge.
Pour toi j'ai pris des billets verts, il a fallu qu'je bouge.
Pyromane de ton c½ur,
Canadair de tes frayeurs,
Je t'ai offert une symphonie de couleurs.
Elle est partie, maso, avec un vieux macho
Qu'elle avait rencontré dans une station de métro.

Quand je les vois main dans la main fumant le même mégot,
Je sens un pincement dans son c½ur, mais elle n'ose dire un mot
,
C'est qu'je suis l'as de trèfle qui pique ton c½ur...
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
Caroline...

Claude MC prend le microphone, genre love story raggamuffin
Pour te parler d'une amie qu'on appelle Caroline.
Elle était ma dame, elle était ma came, elle était ma vitamine,
Elle était ma drogue, ma dope, ma coke, mon crack, mon amphétamine,
Caroline...

Je repense à elle, femme actuelle, 20 ans, jeune et jolie.
Remet donc le film à l'envers, magnéto de la vie.
Pour elle, faut-il l'admettre, des larmes ont coulé.
Hémorragie oculaire.
Vive notre amitié.

Du passé, du présent, je l'espère, du futur,
Je suis passé pour être présent dans ton futur.
La vie est un jeu de cartes,
Paris un casino.
Je joue les rouges, c½ur,
Caro...
Je suis l'as de trèfle qui pique ton c½ur...
Caro
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
Caroline...
Je suis l'as de trèfle qui pique ton c½ur...
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
L'as de trèfle qui pique ton c½ur...
Caroline...


MC Solaar.

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 00:51

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 01:10

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