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Athian Warumasei

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Une trace microcosmique de vie dans un siècle ou l'anonymat et la célébrité se confondent. Un weblog comme exutoire pour crier quelque part, avec des écrits, ce qui n'arrive pas à sortir ailleurs.

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a ce silence d'or

"On devrait pouvoir se taire, ou bien parler beaucoup parce que cela revient au même"... Eustache l'avait compris.
Les mots sont des morceaux d'armes à utiliser avec stratégie. Choisir, tout règler pour valider ses calculs... Les mots lancés en l'air sont fait pour rêver, ceux ancrés au sol nous disent ce qu'il faut être. Les borborygmes de l'agora nous font vasciller vers les voix humaines, les voies humaines. Alors parfois on décide l'autisme pour mutiler des mots, pour plonger vers un au loin là-bas.

Ces mots qui deviennent des sons au travers de la foule, perdu au milieu d'un babel au coeur de sa punition. La tour de Dieu n'a plus à rougir de son existence, ses traces son devenu mythe. Les hommes se sont logés au rang d'orchestre de musique concrète, jouant la géante symphonie des lamentations. Les tumultes du vivant sont du domaine du vulgaire, mais le silence est insuportable. Bien malheureux celui qui n'entends plus la rivière couler près de son moulin tant celui-ci est accommodé à l'écoute de ce bruit familier. Les trains passent comme des ombres, des fantômes de non-vie.

Et si le silence dois être d'or, je voudrais ne jamais me reveiller car les échos qui résonnent dans mon abîme sont des flux véhiculant aussi librement que l'air s'enferme dans l'atmosphère.



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#Posté le samedi 09 août 2008 03:45

Modifié le samedi 09 août 2008 05:19

La maman et la putain

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"La maman et la putain", film de 1973 de Jean Eustache...
ma bible.


Il y a des chef d'oeuvres dans le monde qui s'inscrivent en présent de vérité général. Ce film en est une des illustrations majeure !

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#Posté le jeudi 07 août 2008 08:10

Modifié le jeudi 07 août 2008 09:34

Sur les traces de papa

Sur les traces de papa,
il y a le long de la route des notes de Genesis,
des mots de Brassens,
des sensations évasives en Suzuki 750gt,
des rêveries discrètes,
de l'amour pour la matière ; le bois,
de la Folk de Bob dylan,
Et puis, pour se revetir en papa, je garde ses belles chaussures style converse, sa guitare folk de jeunesse, et ses impairs beiges en 3/4.

Petit papa, prends bien soin de toi.
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#Posté le mardi 05 août 2008 09:46

Descendance

Les oiseaux qui m'amusent,
Cette fille qui est vraiment magnifique.
Elle, qui passionne ma vie
Demoiselle surprise au blanc bonnet,
aux poses sublimes.
C'que t'es belle quand tu bouge devant moi,
sans t'en rendre compte, et que tes mots me font rire.
Emoi, maladroit, mal aimant qui cherche à dire
Je nous aime quand on s'en rend pas compte
et qu'on danse tous les deux, en riant loin du monde
à s'oublier soi même, à négliger pour une fois
la mauvaise éstime que l'on a de soi,
parce qu'on est pas à l'aise,
parce qu'on ne sait pas aimer,
parce qu'on ne sait pas être.
C'que t'es belle quand tu t'éloigne en sautillant
comme une petite fille, qui rêve à ses jouets,
qui rie et virevolte, princesse inavouée.
C'que t'es magnifique, oui, quand par ta présence seule
Je me réalise.

J'voudrais te dire merci, et puis te voir sourire.
Alors je regarde au ciel. Les oiseaux chantent, ils sont bien matinaux.
Ils rient de nous voir là comme des gamins, qui cherchent un nul part
pour y rester toujours.
Prends moi encore dans tes bras, c'est là que je m'oublie
quand je ferme les yeux et qu'on est l'infini.
Et demain toi qui part, tantôt, si tôt, que tu auras passé
la barrière de ta prochaine vie.
Peut être que je n'y aurais plus de place...
Alors je veux cueillir les jours et profiter
un peu. A defaut de t'avoir je rêve d'un chiffre deux; qui serait dessiné
par ta main tenant là un stylo éclatant, qui graverait des pages.
En fait je ne sais pas vraiment ce que nous sommes,
mais plus tu me dénude par tes mots, ton regard,
et plus je m'attache à me dire que peut être...
'Faudrait qu'je sois plus adroit parce que niveau décision je tombe souvent bien bas,
à ne jamais agir où "non faire" est ma croix.
Voici donc, crois moi, croix de bois, que si j'avais le choix je serais le b-a-d qu'il te faut,
cet être que je ne suis pas, personnage alambic,
ce deuxième moi qui n'a jamais osé exister.
Demain, on verra demain peut être.

Tu sais; au matin, c'est un peu triste à voir
Quand les rêves s'éteignent, la fête est finie pour ce soir.
Place à la vie et à sa mascarade. Tombent les masques de la nuit.
Je cherche au loin là-bas ce qui se trouve en face.
Bien sur j'n'avais pas vu. Et pouvais-je vraiment savoir ? Que quoi ?!
Après tout je ne suis pas un Art, et nous sommes arbres éternels, qui,
proches mais dispersés, ne peuvent se toucher que par leurs branches,
où par leurs feuilles mortes qui tombent après l'oubli.
Je m'ennuie, de toi, du ça et là qui se dissipe sous mes pieds fatigués.
Et puis la pluie qui coule, plantée, aux aguets, qui cherche à rafraîchir
les amours et eaux fraîches, en friche, puisque rien ne se passe.
Pourtant tout passe, et le train qui nous lie suivra bientôt ses rails.
Pendant ce temps qui n'existe pas encore j'arrête une pendule;
pour que tu reste un peu à mes côtés.
Raccompagne moi
monte quelques marches dernier étage et après c'est le ciel.
Regarde bien là haut qui t'attends pour demain. Tissus froissés à froid,
où je ne les rejoints plus, car le sommeil fatigue et j'ne veux pas de lui.
Car il m'oblige à trancher les jours, et je me rends compte alors,
qu'à-dieu est si proche.

Je déteste détester
Mais j'adore t'aimer
Egoïste sans pareil,
je m'amuse à me sentir vivre
en écoutant les battements
De mon coeur qui semble vouloir sourire.
Tu me supporte fou, imbibé, imprégné
Lorsque je me plie en deux pour ne pas qu'on m'entende.
Mais c'est bête ! On me remarque trop, et cela me fait rire.
Parce qu'entre mon monde et la vie il y a un pont ballottant.
Je vous aime, mais vous êtes un film.
Et devant cette feuille je suis metteur en scène,
dieu au pouvoir des mots, même s'ils n'ont que ça pour eux.
Vous ne méprisez pas mes folies passagères et jouez même le jeu
comme une brise légère.
Comme je vous aimes, - dites moi, comme vous allez me manquer -
M-Y-E sont gravés sur mon coeur sans bobo
Je vous aimes chers amis, demain c'est pour bientôt.


Mais dis moi, pourquoi n'existe tu que dans mon imagination ?
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#Posté le dimanche 08 juin 2008 21:44

Modifié le mardi 22 juillet 2008 12:10

Weekend at Start

Je me suis reveillé ce matin avec l'intime conviction que mon rêve fût une revelation quasi divine.
Six heure du matin, la sonnerie me force à me réveiller, agissant en douceur. Je prends soin de poser le pieds droit le premier, superstition oblige. Je prends alors conscience de l'aujourd'hui, et de ces onze heures qui m'attendent, de ce temps que je vais perdre à gagner un peu ma vie. Pourtant, cela ne me préoccupe pas vraiment. Je ne rechigne pas cette journée programmée. Il faut dire que je n'ai pas encore immergé, et un voile de nuit me recouvre encore alors que je me prépare. Je vacille dans un sommeil éveillé. Car oui, j'ai eu une étrange sensation que je ne saurais décrire... Le deuxième niveau de mon inconscient à semblé rattraper le premier, et ce grâce au fait d'avoir pris conscience de son existence. Et le résultat est qu'il m'a montré une chose vraiment étrange dont le message principal était ; " nous avons plusieurs vies, et celles-ci se recréent de manière cyclique. Ainsi, nous pouvons réussir à nous souvenir de vies antérieurs mais seulement si celles-ci ont appartenues au cycle dont nous sommes acteurs ou l'avons été précédemment. Comme si nous étions F, inscrit entre A et J. Il nous est donc possible de voir A mais impossible de voir K (parce qu'il est postérieur à F, et parce qu'il entre dans un autre cycle, un cycle suivant qui nous dépasse). Mais alors comment puis-je interpréter cela ? Cet inconscient profond à semblé vouloir me dire que je pourrais avoir accès a un premier niveau d'inconscient, que je pourrais réveiller des souvenirs enfouis, ou encore des rêves oubliés, que je pourrais réactiver le vécu du monde du jour et les fantasmes du monde de la nuit... Qu'importe le sens précis du message, aujourd'hui, sans rien y comprendre, j'ai la sensation de posséder des clés importantes. Je ne sais pas bien quelles portes elles sont censés ouvrir, mais le temps me le dira.
Je poursuit l'engloutissement de mon petit-déjeuné et me prépare à partir. Sans faire attention, je démarre mon moteur une dizaine de minutes plus tôt qu'à l'accoutumance, et allume le poste de musique pour plonger dans les notes matinales de Dir En Grey (seule musique autorisée avant dix huit heures, alors je profite du moment).
Parking, il est bientôt l'heure.
L'usine, c'est un peu une performance artistique, avec ces questions existentielles qui occupent l'esprit pendant que les mains produisent : combien vais-je réaliser de pièces en une heure, vais-je être plus rapide que la machine ? Quel est le nombre de gestes que je suis obligé d'effectuer pour aboutir a la production d'un carter ? Quel moyen puis-je aborder pour gagner quelques secondes ? Combien de particules de poussière suis-je en train d'avaler ? Suis-je capable de reproduire deux fois les même geste à la perfection, aussi mécaniquement que ces machines face à moi ? Comment une matière aussi souple et fragile que l'aluminium fait-elle pour supporter la pression et la chaleur qu'il lui faudra encaisser une fois que le carter sera formé et imbriqué au sein d'un moteur ? Comment ces particules fragiles se soudent-elles entre elle ? Quel sera l'avenir de chaque éléments que je suis en train de façonner avec tant d'impersonnalité ? Quel probabilité ai-je de tomber sur une pièce défaillante ? Quel est la limite entre l'utilité du facteur humain et l'apport de machines ? Comment calculer un équilibre parfait entre le temps manutentionnaire de production nécessaire à l'usinage et le temps de capacité des machines à sortir de leur gros ventre graisseux des pièces par deux, quatre ou huit ? ......
Oui, c'est une performance artistique, dans la répétition d'un geste jusqu'à ne plus y penser, ne plus s'en rendre compte, aller au delà de soi et plonger dans son esprit, rendre celui-ci complètement indépendant des gestes que l'on exécute. J'agit ainsi machinalement et me plonge dans mes pensées, huit, dix ou onze heure, cela dépends des semaines. Je me retrouve alors souvent frustré de ne pouvoir écrire, car cette concentration révèle bien des choses intérieures. Performance artistique à la manière de fluxus, un art désintéressé, pour soi, comme acte libérateur. Et dans ce cas précis, je cherche à emprisonner mon corps dans un mécanisme répétitif, voir aliénant pour produire l'effet inverse sur moi ; une sorte de sublimation métaphysique. Je veux agir comme Allan Kapprow, confondre l'art et la vie, ne faire plus qu'un d'elles.
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#Posté le samedi 24 mai 2008 14:31

Modifié le samedi 24 mai 2008 14:41

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